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Phare

  • Photo du rédacteur: Laetitia Bailly
    Laetitia Bailly
  • 9 juil.
  • 1 min de lecture

9 juillet, la plage du château de Mytilène, face à la Turquie


Je me pose après une matinée de travail dense à la fois intense et légère, chargée de questions vitales et partagée dans la sonorité. 

Ce matin, je suis restée, stable, dans l'agitation des petits et de leurs mamans. Je suis restée. J’ai ouvert mes bras pour recevoir les décharges émotionnelles des bébés. J’ai ouvert mon esprit pour recevoir les interrogations des adultes.

Cette place posée et centrée me permet d'éclairer ce qui se vit dans le moment. Je propose une lueur pour trouver un chemin dans les méandres de l'existence. Je ne connais pas le chemin mais je tente d’éclaircir les labyrinthes des situations et de raviver l'étincelle de vie au profond de chacun.

Mère Teresa disait de ne jamais laisser quelqu'un qui est venu à toi repartir sans quelque chose de meilleur. C’est ainsi inspirée  que je me suis transformée en phare. 


Mes amies, mes patients utilisent depuis longtemps ce mot pour parler de moi dans nos échanges.

Aujourd'hui, je me réjouis d'être un phare. J'assume, même quand j’ai l'âme à voyager. Je pars chargée d'une brillante envie puis je m'ancre pour retrouver la stabilité indispensable pour éclairer bien.

J’ai plaisir à croiser d’autres phares, comme cet homme silencieux qui fait des bouquets dans le parc près du port et qui, d’un regard, invite les gens à s’arrêter, à respirer.

 
 
 

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