Merci, Birds for freedom
- Laetitia Bailly

- 19 juil.
- 2 min de lecture

19 juillet, sur les hauteurs de Mytilène
Je réalise en reprenant un temps pour écrire un billet que Le Phare n’a ni thématique, ni rythme précis. Il surgit comme une évidence. Il ne prévient pas. Je ne le prépare pas, en tout cas pas consciemment. Comme un fruit bien mûr se détache seul de l’arbre, le billet se détache de moi. Il concrétise mes éprouvés, mes pensées après leur maturation, plus ou moins silencieuse, plus ou moins profonde, en moi.
J’écris chaque jour, plusieurs fois par jour. C’est mon hygiène mentale, émotionnelle. J’ordonne des obligations. Je liste des projets. Je polis des prières pour ce qui m’interpelle et ceux qui m’émeuvent. Je décharge mes journées. J’interroge mes rencontres.
Écrire est aussi mon travail. Je décortique des fonctionnements individuels, systémiques. J’intercède en faveur de mes patients.
Rédiger un billet est un autre exercice d’écriture encore différent. Le billet apparaît au moment où différents vécus se cristallisent et que le cristal est prêt à être posé à l’extérieur pour réfracter, diffracter, refléter.
Aujourd’hui, quelque chose était prêt à être ainsi partagé. En effet, j’ai fait, ces derniers jours, de nombreuses rencontres chaleureuses et nourrissantes. Ce billet est un hommage à ces hommes, ces femmes qui luttent sans agressivité, qui œuvrent avec le cœur.
Merci d’entrouvrir les portes des services fermés.
Merci de mettre du sable dans les rouages trop bien huilés de la dépersonnalisation.
Merci de créer des brèches dans les procédures.
Merci de coudre pour financer des réunifications de familles.
Merci de dessiner pour empêcher l’oubli.
Merci de danser pour défiger l’impuissance apprise.
Merci de rire pour souligner l’absurde.
Merci de cuisiner pour nourrir la curiosité.
Merci de chanter pour donner à entendre les chagrins, la joie, la résistance, l’espoir.
Merci de sourire à l’inconnu.
Merci de donner un tee-shirt sorti du placard, un fruit extrait du panier familial.
Merci de tendre la main pour soutenir un pas dans l’escalier.
Merci d’écrire les récits de vie comme des leçons d’humanité.
Merci d’ouvrir des cercles de parole pour s’entendre enfin.
Merci d’écouter pour permettre de désirer.
Merci…
Osho pensait que “La créativité est la plus grande forme de rébellion.” et que “L’amour est l’objectif, la vie est le voyage.”. Nous n’avons pas à tolérer l’intolérable ni à nous battre violemment pour résister.
Soyons créatifs. Aimons.



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