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Chiffonné

  • Photo du rédacteur: Laetitia Bailly
    Laetitia Bailly
  • 7 juil.
  • 1 min de lecture

7 juillet, Mytilène

Ce matin, un mot de la méditation de Prezens m’a attrapée : “chiffonné”. Certains mots peuvent vous saisir et vous emmener voyager loin. “Chiffonné” a donné une tournure particulière à cette méditation. J’ai d’abord vu la peau parcheminée de mes anciens au réveil. Puis j'ai senti mon ego froissé par une remarque, entendu le crissement d’une relation tendue, focalisé sur un pli dans mes pensées.

Je n’étais pas “chiffonnée” ce matin. Pourtant, parfois, une futilité me contrarie et sans me figer trouble la marche de ma journée.

Ce matin, ce seul mot m’a ramené à des vécus triturés et surtout il en a éclairé des voies de sortie.

Si cet état de contrariété est un chiffonnement, alors je défriserai mon égo avec une profonde respiration ; Je lisserai mes réflexions avec une revue de littérature ; Je défroisserai mes relations autour d'un café partagé . J’accepterai aussi que certaines choses soient froissées par nature comme le crépon des costumes de mon enfance.


Méditer c’est aussi ce type de cheminement en conscience. 

La méditation, loin d’être le vide comme néant, est le vide de jugements, de croyances. C’est ce vide qui permet d’accueillir ce qui nous chiffonne et ce qui nous déplie, nous déploie.


 
 
 

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